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 Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)

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MessageSujet: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Sam 16 Mai - 16:07

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
VALERY & SVANA

Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ L’enfant est vendue à l’ogre malicieux, à cette figure où rien ne dévoile l’atrocité qui dégorge sous la belle carcasse. Valéry connaît les noms, ces ‘’bonnes personnes’’ comme ils osent le prétendre, les maris infidèles, les requins de la politique. Tous ont l’allure respectable, tous prétendent à la vie parfaite, à quelque publicité mensongère. Les filles des rues sont laissées aux chacals, aux plus écoeurants et finalement, peut-être qu’ils sont les moins barbares – eux les clients au malheur de leur vie. Elles sont deux à vivre sous son toit, les nouvelles, brebis égarées qu’il doit éduquer à l’obéissance. Une qu’il a vendue la semaine dernière, revenue tachée de coups, malade et incapable de sortir. Une gosse dont il prend soin pour la remettre sur le marché. Pas de sentiment, juste de l’argent, les billets qu’il attend. La dernière arrachée est encore immaculée de leurs paluches avides. Elle est vendue pour la soirée, au glas de minuit que sonne la fin du festin. Ronronnement d’une berline qui emporte la petite pour laquelle il n’a aucun regard, pas même l’envie de faire ricocher le défi qu’elle lui lance. Une lame qu’il discerne sous la robe, l’éclat maladroit qu’il pourrait lui arracher mais ce n’est plus son problème – qu’elle égorge les porcs et les dépouillent.

La soirée qu’il passe avec un autre crevard, un chien enragé comme lui, collègue des méfaits pour qui il porte une amitié sans aucune faille, sans aucun doute. Une gosse sur lui. Une jolie ramassée plus tôt, une petite. Seize ans ou peut-être moins mais habillée comme une catin. Les vétements volés à la sœur. Vulgarité qu’il aime. Les lèvres peintes, les talons trop hauts pour le corps immaculé de vices. Ca lui suffit. Ca lui plait. De l’alcool qu’il lui donne, pour qu’elle arrête de geindre trois secondes. Clin d’œil complice avec son autre diable. Le partage des trouvailles. Les ogres qui ne laissent aucun répit à la blonde. Elle qui consent ou accepte à cause de l’alcool, qu’importe, le problème disparaît au profit du plaisir, d’une gorge souillée, et du corps martelé. Peut-être qu’elle se plaint, qu’elle pleure ou jouit, qu’importe. Valéry désarticule les plus belles. Jetées après utilisation. Au-revoir princesse, fais de beaux-rêves, et merci d’avoir partager ta virginité avec nous. « ça devient d’plus en plus rare d’en trouver qui sont d’accord. On aurait du la garder pour la soirée » Le fauve qui daigne cracher quelques mots malgré l’épuisement. Le rire d’Isabey éclate à la pièce. Repu l’animal. « Faut pas… elle était presque morte. Je t’ai déjà dit de ne pas les frapper. T’façon, elle a trop bu, elle se souviendra de rien » Les animaux qui rient à l’unisson, trop heureux de leur soirée. « Oublie pas la dernière. Et non, c’est à toi d’aller la chercher » Supplication du regard. Inutile. Valéry s’évade à la salle de bain, pas de douche, même pas la politesse d’effacer la souillure d’une heure. Juste un t-shirt qu’il change, veste de cuir qu’il enfile et c’est la nuit qu’il traverse pour retrouver une poupée.  La moto gronde à la ville jusqu’aux batiments qui suintent le luxe et la débauche des corps. Appartement 26. Etage 5. Echange d’argent et retour de la propriété. Svana qu’il tient par le col. La gosse qu’il emmène à l’extérieur. « Par devant ou derrière ? Pardon, j’suis curieux » La grimace du malade. « Tu veux fêter ton premier client ou on rentre tout de suite ? »
 
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Dernière édition par Valéry Isabey le Jeu 21 Mai - 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Sam 16 Mai - 17:04

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
VALERY & SVANA

Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ L’enfant des martyrs, matraqué le corps au rebut de l’envie passagère, cette ignominie des sévices, les mains à la tendre chair du chérubin, allongée comme la poupée demandée ; elle ne sait plus, elle regarde cheminer, les coups au ventre, la respiration à l’arrêt ne pas pleurer non ne pas crier non plus non, les griffes qui chagrinent dans les draps froissés du viol consommé et l’autre, son souffle de soufre qui s’exaspère dans le cou de la fragile à demie évanouie. Les étoiles parsèment sa vue, des souvenirs auxquels se raccrocher fugitivement, divine angélique qui se débat faiblement ; le premier c’est le choc des billets pour la chair, le deuxième c’est la porte, elle qui s’ouvre lentement, narquoise ouverture qui se meut délicieusement apparait le visage du monstre ; le troisième c’est la main guidant férocement jusqu’à la salle des tortures, un lit ouvragé où les miettes mécréantes de blanc laiteux s’auréolent dans le tissu présentement, puis la gamine chétive, apeurée, tremblante de l’acte barbare. Son être traîné dans la boue de la misère puis les filles qu’elle voyait défiler, marquises écartelées dans les bas-fonds d’une voiture céruléenne, les démons s’abreuvant de la jouvence offerte ; la plupart des catins déshabillées dans les ruelles opaques, elle fuyait l’enfant des misères la honte à ses yeux d’angelot vers l’illusion d’une sécurité.

Le premier c’est l’ennemi qui revient, le deuxième la marque qui gratte entre ses cuisses mouchetées des lambeaux de bras indélicats, le premier les billets qui se tendent, la transaction d’un passé, le deuxième les vêtements t-shirt, short dégoupillé, la lame toujours à la poche ; elle renifle la biche, des larmes s’échappant de ses paupières éviscérées, le désir de tuer, tuer le raffleur de sa virginité, le Bélial de sa dignité puis la peluche qu’elle retrouvera, bientôt dans ses bras, l’étouffant dans les contemplations d’un désespoir, tuer le roi, figé au milieu d’une flaque, la rivière carmine nimbant les coquillages de la liberté. « Vous avez des enfants. » La déduction dans les ambres de l’intelligence alors qu’elle se penche menaçante dans les rives de la démence, blessée la pimprenelle à la chandelle éteinte, préparée pour le retour du malade. « Donne-moi un bonus. » Il s’offusque, se moque l’autre Joshua, Judas, l’autre pédant se sentant fier de la débauche consommé. « Alors t’auras plus d’enfant demain. ». Soudain les lèvres se ploient, le sérieux dans la voix de cristal et le fer qu’elle manipule petite duchesse, Lolita des songes, la promesse grésille dans le crépuscule de la chambre puante des vices, les chaussures aux pieds, la paume qui s’accorde les trois verdâtres justiciers s’effaçant dans les limbes de la volupté. « Ca te fait quoi de violer une fille de quinze ans ? Dis-moi ton nom. » Des questions qui s’étalent, brûlantes de tristesse, la culpabilité enfin s’approchant pour serrer l’héritière en son sein, la berçant calmement de ses crocs plantés dans la gorge du cadavre vibrent la sensualité.

Elle a appris maintenant, le quotidien de sa destinée, prépare les plans guerriers de la défense ; le premier c’est le redoutable, celui qui s’exclame l’appartenance de la gavroche sage devant lui, patiente la diversité de la peur embrasée dans ses veines excitées de la fuite. Le grossier personnage parle, elle n’écoute que distante de cette interrogation vomissant, sur les trottoirs vides de la présence des lâches, les deux silhouettes rejoignent la bagnole placée à l’orée d’un bois vermeil. « Qu’est-ce que ça peut bien te foutre ? Tu vas te branler si je te le dis ? ». Les cheveux d’ébène à la lueur de l’argentine lune palpitent, l’image généreuse d’une nymphe affranchie des lois caractérielles, son doux visage de colombe curieuse aux mesures de la dépendance de la joie chimérique, la main batifole dans le gouffre de la poche trouée des vengeances éphémères. « C’était les deux, je me suis faite baisée comme une pute. Ce que je suis n’est-ce pas ? » Pétrifiée de la révélation, la secousse de l’opprobre dans le cœur boursoufflé, les fleuves s’ébattent dans le proche sommeil de la gazelle anéantie, brisée, massacrée, la villageoise naïve de bonheur sur ses lippes mordorées souriait à la vie même bancale de la pauvreté le quatrième c’est l’effroi sournois qui tourbillonne, valse aux champs décédés du souhait de mourir. « Tu peux aller te faire enculer. » La  peur grignote la lucidité, des prunelles floutées à la brume du danger ; elle amorce les pas dans le sentier de boue, la pluie ce matin qu’elle a contemplé du haut de sa prison d’ivoire. «Tu peux crever, je te suivrai pas. Je suis pas conne merci. » Contre le mur elle s’assoit, la crise survient, panique aux écoutilles où sanglote le sang de l’innocence fanée.            
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Dernière édition par Svana Mann le Dim 17 Mai - 15:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Dim 17 Mai - 10:36

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ La promesse d’aller la chercher, de ne pas la laisser aux paluches d’un immonde, d’une crevure d’homme tout aussi dégueulasse que lui. Peut-être plus. Probablement plus mauvais. Il l’écoute cracher son venin la gamine, et ça l’amuse, de trop. Il a juste envie de la bousculer, de continuer sur la lancée de la vulgarité. Est-ce que ça lui plairait de savoir ? Ce qu’ils lui ont fait à la gosse ? Pas vraiment. Et est-ce qu’il va en profiter pour se gorger d’images crades au fond de sa caboche ? Non plus. Il n’a pas d’imagination Valéry. Il a besoin de concret. « Non. Mais j’envisage de te la foutre au fond de la gorge » Parole à l’intonation neutre, les épaules se haussent. Une banalité que de débiter des atrocités. Il ment. Il n’en a pas envie. Il ne sait même pas ce qu’il veut d’elle. Essayer. La prendre et la jeter comme les autres ? Non. Il s’ennuie des petites, des poupées qui hurlent et geignent pour quelques coups de reins trop violents. Ca l’emmerde ces gosses qui viennent, jouent et pensent repartir. Parfois il se demande si elles ont compris l’histoire du chaperon rouge, si elles savent que le loup ne bouffe pas la chair mais dévore les cuisses, à l’intérieur, au sang versé. Il devrait peut-être leur expliquer en détail comment ça se passe plutôt que de les prendre par derrière – au refus de voir leur visage de larmes. Tête enfoncée dans l’oreiller et tais-toi.

« Hum… » Se faire foutre. Nouvelle idée. Nouvelle envie. « Volontiers, par toi ? Ca me plairait bien. On devrait essayer, j’dois avoir un jouet qui traine quelque part » Des conneries qu’il raconte, à ne pas savoir ce qu’il dit, à ne pas saisir ce qu’il propose. L’alcool percute au corps depuis trop d’heure, il ne sait plus, à même oublié le nom de la gamine qu’il est venu chercher. Il titube l’animal, à marcher sur le trottoir comme un funambule, à jouer comme si sa vie dépendait d’un pas de côté. Le bruit du zippo claque à la nuit, flamme et fumée. La cigarette aux lèvres. Le malfrat dans toute sa splendeur.

L’enfant piétinée des rois capricieux. Il n’ignore pas Valéry, connaît les horreurs que proposent les hommes. Gosse assise contre le mur, il l’a rejoint et grogne que la terre soit si basse. La jambe qui lance, le mal qui bouffe encore malgré les années, la brulûre au troisième degrés. « Si tu restes là tu vas crever » Certitude. Les gamines à la rue ne tiennent pas longtemps. Droguée ou prostituée, souvent les deux, l’un pour payer l’autre et vise-versa. « Tu préfères que j’te jette dans la rue ? Tu veux être baisée par les pouilleux ? C’est comme tu veux » La cigarette qu’il écrase, incapable de la fumer jusqu’au bout, le goudron entache la gorge et la langue garde le gout de cendres. « Faut rentrer princesse. Promis, t’auras le droit à un bain si t’es sage » Homme malade qui se relève péniblement, à gueuler contre la jambe déchirée. La main tendue vers la petite. Malfrat mais avec quelques restes de politesse.

Les billets qu’il sort de sa poche, les liasses qui auront disparues demain pour l’achat d’un écran plat ou autre bétise. Un quart qu’il met dans la main de la mignonne. « T’as pas de poche. Ok. Tu mets ça où tu veux, même dans ta culotte, je m’en fous. Tu vois, ça rapporte de vendre son corps » Mauvais sourire. Expression tordue. « Viens… faut qu’on rentre, j’ai besoin de dormir et toi aussi. Tu tiens même pas debout » Casque qu’il tend. Le retour en moto.
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Dim 17 Mai - 11:44

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ L’abandonnée sur le trottoir git des perles de sang, des larmes de pluie sur ses joues blâmées de tristesse, la Honte magnanime tricote les plies de ses pulls pour l’hiver attendu dans le cœur chamarré de la douce enfant se balançant contre le mur de pierre grisonnantes ; elle a les pupilles enflammées de haine Svana, les paupières bleutées des débauches réminiscences, elle a les lèvres gelées de la bataille de chair, le tube dans la gorge la première chose demandée, la brûlure incandescente de la culpabilité de n’avoir pu se défendre. Dans son linceul de misère, la petite lys brave les peurs veinées dans ses membres désarticulés, elle ne sent plus son corps qu’elle avait adopté, son corps qu’elle avait apprécié, son corps qu’elle avait choyé, ce dégueuli immonde avec lequel elle devra survivre, plus de miroir, plus de glace, pas de corps plus de physique ! S’accrochant aux colonnes néfastes de la solitude, la main s’agrippe maladroitement aux briques, la tête se penche et voilà le vomi décorant le sol enfiévré de la négligence.

« Je préfère crever que de passer encore une seule seconde à tes côtés. Va te noyer entre les rails c’est un bon moyen de décéder. ». Les mots galopent sur la langue blanchâtre, la faible mélopée qui rugit dans les entrailles choquées, traumatisées, le ventre qu’elle larmoie, les paumes sur l’angoisse de recommencer ce requiem craint comme les torrents de l’enfer, c’est lui, lui devant elle qui empoche les grains de l’assassinat, lui qui l’enferme dans la tourmente d’un retour certain. Pas aujourd’hui. Ni demain. Elle a vécu dans la rue, pauvresse et riante, le sourire et les phalanges serrées aux poings quémandant les bastons féroces, les dents achevant les ridicules Hades voyous vantards chagrinés, vendant coke et drogue pour subvenir aux besoins de Mama et les sœurs névralgiques. « T’écoutes pas quand on te parle. T’es un enfoiré, je fréquente pas les enfoirés désolée. Alors ton bain, ta maison, tout ce que tu as, tu peux te les enfoncer clairement dans ton cul. » La colère gronde dans le brouillon de son âme recroquevillée au tréfonds du la perte illusoire de la bienveillance, l’insouciance du sommeil, les baisers étoilés aux garçons bien habillés, c’est le cadavre de sa vie, de son adolescence jeté sur le parvis des pavés, la charogne purulente figée dans les égouts de la royauté, des songes esquissés à la naïveté.

Le crachat survient, jailli de la gorge de lait pour s’affiner sur le nez du monstre ; le bruit de la décadence qu’observe la têtue, puis le casque proposé, prit, balancé au loin, aux oasis de la démence, la Lolita pantelante, debout fièrement devant l’ogre d’argent. Les billets qu’elle prend, calcule à le massacrer sur la chaussé peignée de boue, d’excrément, de vermine, de papiers usagés ; les ongles à ses lippes peinées de fatigue ; maman partie sauvagement, la dulcinée dans les bras d’un amant Guenièvre délaissant orgueilleusement le poupon dans son berceau laminé d’âcres parfums moroses. Lui c’est l’autre, l’ennemi, le SS désorienté par les voiles apocryphes de l’ambroisie funèbre, l’alcool frémissant à sa sculpture de masse rougeaudes. « Tu sais tu peux dormir ici, dans le vomi et la crasse ? Je suis pas prête à t’accompagner en fait tu sais. ».

L’engin métallique dont elle s’approche, ivre d’expression désespérée à ce pirate sanguinolent, vendant vêpres et cruauté, la sensualité brunie des enfants ocellés d’un marbre nuancé de carmin pénétrant les Eden de ces nymphes éclatées pour les caresses évanescentes de luxure dégueulasses. La lame empoignée, les arabesques se cousent sur la matière condamnée, le défi à ses prunelles de vierge salie sur l’autel de la convoitise, le grincement aux oreilles, bruissement atroce, le glaive pourfendant le silence boisé de la ville conviée au spectacle d’un jeu sentencieux, les mèches aveuglant la Justice sur son front baigné de sueur mêlée aux gouttes de l’effroi glacial. Le dernier sursaut d’existence en ses veines disloquées, la membrane déchirée, l’hymen chassé, évanouie dans les limbes de ses espoirs morcelés. Puis court la jolie dans les ombres des arbres patibulaires, anesthésiés de sentiments strident, vers un arbrisseau qu’elle s’’écoule petite fille chevrotante, implorante la miséricorde d’un astre impopulaire de la société spectrale, les mains jointes à sa poitrine la lame pétrifiée dans le sein de la victime foudroyée de lucidité. « Tu t’approches encore et je te jure que je t’égorge. » Menace rassurante d’une réalité utopique.    
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Lun 18 Mai - 12:05

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ A l’envie de lui trancher la langue, et de lui faire ravaler au fond de la gorge, qu’elle arrête de débiter des conneries à la seconde. Sa vulgarité qu’il aime de trop, la gosse fougueuse qu’il veut pour lui, compte réclamer, à genoux la petite. Pas ce soir. Il lui laisse le repos après avoir affronté les fauves, les malades, la virginité dégommée. « J’ajoute ça à ma liste. J’ai essayé les veines, les cachets mais le train, ça doit être plus efficace » Le sérieux des propos à la révélation qu’il cherche la mort et que toujours il est sauvé, que rien ne semble vouloir l'enlever à la vie qu’il offre généreusement. Plus rien à foutre de sa carcasse, inutile, chiante et malade. Les avant-bras gardent le témoin des stries de quelques jours passés. Des séjours à l’hopital. L’autre, le similaire qui gueule de trouver la pourriture de Valéry au sol. La peur aux tripes. Laissez-moi crever putain de dieu. Qu’il hurle, le poing levé mais son temps n’est pas encore achevé, il doit encore subir des années.

« Désolé poupée mais t’es tombée dans la gueule du loup, fallait pas trainer dans la rue » Les petites qu’il ramasse et qu’il renvoie au trottoir, elles qui deviennent le moyen de gagner de l’argent, elles, les corps qu’il jette à la fosse pour le plaisir crade des plus vicieux, pour ces affamés. Aucun cas d’empathie pour les filles qui viennent pleurer, pour les coups et griffes à leurs corps malades. Des droguées, des malades, elles ne sont plus rien, que des corps capables de se mouvoir pour l’appât du gain et la peur d’être défigurées si elles s’échappent. De quelques unes qu’il a raturé, une à qui il a broyé les jambes. S’enfuir est l’utopie. Elles lui appartiennent. Ses chiennes. Ses putains marquées d’un sceau.

Le crachat des furies qu’il essuie du revers de la manche. Dégueuli à son visage. Salope de gamine qui s’enfuit sans qu’il ne puisse tendre le bras. Une arrachée de jurons qu’il prononce. Le strident d’un son qu’il connaît bien, le métal gratté, les taches sur une voiture. Non ! SA PUTAIN DE MOTO. Il court à l’horreur, à la compréhension qu’elle vient de se venger, qu’elle a osé entacher l’unique possession qu’il aime. SA MOTO. Rayée. Diabolisée. Les arabesques rieuses. Et la gosse qui s’évade à la nuit, elle qu’il retrouve, elle qui pointe l’arme vers son cadavre puant. « Vas-y. Plante-la. T’as pas les couilles gamines, t’as pas de courage » L’arme qu’il prend à ses doigts, la lame qui taille la chair, s’enfonce à faire couler le carmin. Pas un sursaut, rien du tout. C’est l’habitude du mal, des souffrances. Un couteau à la main n’est pas une nouveauté, il a côtoyé pire que cette stupidité. Le coup de poing qui craquèle le visage, le nez de travers, la gamine qu’il met à terre. Lame jetée au loin. Par le col qu’il la reprend, la tête dodeline d’un coma avorté. « T’as fini de jouer, c’est bon ? J'en ai rien à foutre de frapper les femmes, tu saisis ? Tu me menaces, je cogne » L’enfant qu’il attrape à ses paluches, jetée sur son épaule comme un vulgaire sac sans aucune valeur. « Tu peux cogner, je m’en fous. C’pas tes poings de bébé qui vont me faire quelque chose… sois inventive. J’ai subi plus que c’que tu peux imaginer » Le retour à la maison. Les minutes qui s’égrainent pour retrouver la baraque branlante. Douze minutes. A l’horreur de marcher avec une cinglée sur l’épaules. Le corps qui s’acharne à se défaire de l’emprise. Inutile. Clé à la serrure. L’idiote qu’il balance sur un lit. Le sien, à lui. Porte close. « Faut croire que t’en as pas eu assez pour la soirée » La ceinture qu’il défait.

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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Lun 18 Mai - 13:52

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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ Sur ses gardes la brune qui guette les pas du dragon affamé de représailles, la lame soigneusement distraite dans la paume tremblante de la princesse dégommée, elle souhaiterait le sommeil baignant dans les cascades des rêves cristallin loin, loin de la terreur vespérale du possesseur qui s’avance péniblement. Le calvaire de la juvénile enfant au soir brûlant de l’effroi, l’homme qu’elle ne connaissait pas conquérant de la virginale enfant, le sang aux draps blanc mouchetés de carmin alors que le gardien labourait les champs de sa semence vieillarde, la coupole de voiture argentée rugissant le destin maltraité, les stries de la volupté fracturée par les démoniaques luxures pimpantes. De l’autre qui s’aventure près de la beauté stellaire, elle grogne animal apeuré par la force tragique de sa musculature d’Ares, l’autre qui tourbillonne devant ses agates peignés de larmes qu’elle essuie, un filet pourpre vagabondant sur sa paume déjà tachetée de terre et de mousse verdâtres, le nez larmoyant le liquide de rouille. « J’avais déjà saisi ! Je suis pas conne ! T’es un monstre c’est tout. Je m’en fou de me faire frapper ! Je m’en fou de me faire tabasser ! Je voulais juste garder ma virginité pour moi ! Je voulais pas de lui, pas de ce salopard moche et puant sur moi ! Mais toi t’en a rien à foutre ! Tout ce que tu veux c’est l’argent que je te donne contre mon gré ! Je te hais ! » Fatiguée l’éblouissante courageuse, guerrière maladroite qui sent les montagnes des bras masculins la ravir au sol agréable, repère de la liberté affrontée, pousse des chênes habiles protégeant Svana du courroux au taureau fantasmagorique, l’épaule forte des paquets humains, l’habitude peut-être de transporter les belles vers la punition écarlate pour l’affront mordu d’une tentative d’indépendance.

Elle ne s’anéantit pas aux coups de désespoir la muse des désirs sournois, elle ravage les sanglots, fière légèrement de la mise à mort qu’elle perçoit ; la peluche jonchant le sol d’un endroit cauchemar, elle songe à la récupérer lorsque tinte les clés dans la serrure à la cage marmoréenne, celle de ses frissons narquois. La fougueuse maintenue le long du périple vers la chambre cadavérique d’enchantements malsains, son corps abusé cogne le lit sali du conquérant alcoolique où les effluves des plaisirs charnels pénètrent, pourfendent d’un glaive nauséeux la fée angoissée. Fini l’expectative, l’adrénaline disparue de ses veines maintenant gelées par la vision abjecte de la ceinture qui se défait patiemment, calmement, les chaînes qu’elle entend farouche nubile. Elle se sauve vers le mur faute de la porte obstrue par la masse vertigineuse du titan figé, moqueur devant la sortie merveilleuse d’un repos mérité ; le caleçon qu’elle imagine puis le nu répugnant du dément. Elle se recroqueville, les jambes à sa vétusté poitrine d’un short tentateur épousant les appétits frémissant du loup égaré par le nectar embrasé de l’ivrogne égratigné, l’autre compagne dormant dans la cage mouillée d’une mansarde et les choix qui virevoltent devant son regard pétrifié de la promesse du goûteux festin s’approprie les souvenirs frais de l’opaque nuit. Le tissus rapiécé par la bataille inégale s’écroule par les gestes effrayés de l’ange qui se cache, des bras mous qui patinent le visage barbouillé d’humidité des larmes effrangés, une sueur que l’on pourrait croire, les yeux encore cerclés de défi, la téméraire justicière qui ne s’exclame ni ne hurle devant le dominant. La rue leçon harmonique d’un piano massacré devant les bêtes brisées du malheur de la misérable étoile, la résilience guidant les pas de la demoiselle toujours ce sourire chipie sur les lippes de ne pas s’appesantir sur cadavres du désabusement. « Vas-y. Fais-le mais je promets de te mordre bien comme il faut. » Les paradoxes valsent au cœur de la petite fille, la silhouette se meut vers les gouffres d’ombre d’un lit géant, la paume qui reprend la cheville pour l’emmener vers le néant.    
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Lun 18 Mai - 14:39

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ La ceinture qu’il arrache lentement, le cuir qui se tend à ses doigts, le terrible contre le sol. Le jean qu’il ne déboutonne pas. Non. Il n’en veut pas de la gamine. Faux. Il se ment. La prison d’un pantalon, à en gémir d’un plaisir contenu. Elle l’excite à se rebeller, à toujours lui cracher au visage, c’est comme ça qu’il les aime, à la rébellion, à ne pas ployer l’échine, les poings levés contre le colosse. Des furies qu’il aime à prendre les nuits, à souiller des envies. « Je sais… je sais que tu mordrais comme une chienne jusqu’à ce que je pisse du sang » Une erreur. Une fois. Une putain et les dents cannibales, la douleur à l’en faire pleurer, à jurer de ne plus cracher dans le fond des gorges. Menteur. Un mois après il recommençait à les noyer.

Le corps qu’il agrippe de ses serres, l’enfant qu’il tient contre lui, les débats et coups qu’il ignore. Les tissus qu’il défait malgré les protestations. « Calme-toi, j’vais pas te toucher… pas maintenant… j’te laisse du répit » Le sourire qui se niche dans le cou de la gamine, à l’odeur qui n’est pas la sienne, mais d’un autre, la puanteur de l’acte consommé. La petite qu’il emporte dans ses bras. Nudité qui le dévore. Homme malade. Une porte au fond de la pièce qu’il dépasse, la venue dans une salle de bain, baignoire qui trône. L’eau au rebord. La fille des nuits qu’il jette à l'éclaboussure sans aucune considération. « J’te touche pas tant que tu empestes l’autre… pardon, elle doit être froide mais on serait rentrés plus tôt, elle était chaude. C’est de ta faute » Il ne mentait pas pour le bain. L’eau qu’il avait demandée à l’autre toqué de préparer. Baignoire de glace à présent. Le roi malade se défait du t-shirt malpropre. Les révélations pour les cicatrices qui courent au torse, pour ces malades faites au cours des années, de belles écorchures qui ont trouvé naissance en prison. A la vue des ignobles qu’il ne perçoit même plus. Fier soldat de ses déviances. Rien d’agréable à la vue d’un massacre. « T’inquiète pas, j’te toucherai pas dans le bain, j’ai toujours détesté faire ça dans l’eau » Le rire du loup affamé. Il n’est rien qui cache le ressenti, l’envie violente d’une gamine. Une dans la soirée n’a pas suffit. Créature insatiable. Homme et sa monstruosité. Le bras de la gosse qu’il attrape, la sortie qu’il orchestre et c’est le retour à la chambre. Elle qu’il manipule comme une poupée docile. Jetée sur le lit mais retenue cette fois-ci, les cuisses au bord, les paluches contre l’intime défloré, le saccage des autres. « Bouge pas » Le souffle contre la peau. A ces chairs convoitées. L’impression d’une morsure. « J’veux pas de ta gorge… vous êtes pas douées, y’a que les mecs pour savoir s’y prendre » Des expériences mauvaises, des gosses qui n’aiment pas, qui recrachent et s’étouffent. Idiotes. Au moins la prison aura eu un intérêt, pour les garçons mis à genoux. « Vraiment. Il vous faudrait un manuel, des instructions… j’veux autre chose et si t’es docile, t’auras pas mal, promis » La main gauche qui attrape la gorge, la tête qu’il repose au lit. « Pourquoi tu m’écoutes pas cinq minutes ? J’te ferai rien de ce qu’il t’a fait » La paume qui se resserre à étouffer. A empêcher les poings de se fracasser à son visage. « Tu vois ? Tu pourrais crever comme ça. Arrête de te débattre » Les mots contre les lèvres, à l’effleurement. Un tais-toi silencieux. Le festin pour celui qui ploie les genoux… Le ravissement. Les brûlures d’immondes baisers aux cuisses. Convoitise. Mais il s’écarte, se retrouve assis au sol. « J’hésite encore… tu préfères quoi ? » La demande curieuse. Roi des maladresses, à ne pas savoir ce qu’il souhaite. Lèvres à la belle, ou perforation du corps, les reins au saccage. Pile ou face.

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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Lun 18 Mai - 15:55

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ Le chérubin ficelé dans les ambres mortelles du désir charognard, elle se détache des pensées mauvaises boule gémissante de la faim d’une retrouvaille parentale, la mère qu’elle maudit tremblotante dans les méandres de son esprit anesthésié du courage boiteux. D’une phrase qu’il lui jette en pleine face, elle soupire d’un soulagement plein de rubéoles purulentes lorsque la main proche du supplice atteint la fragile démunie, de gémissements muets, étouffés par la féroce force du bestial, des griffes transparentes sur les épaules du viking, des jambes fluette battant le vide du territoire conquis et les vêtements qui tombent comme les ruines du paradis accordées au plus foisonnant bandit. La vierge brunie déjà d’une heure s’égrenant dans les vices des reins implacables du crocodile, d’un inconnu mesquin, l’homme parfait d’une famille parfaite, à présent un charognard, un autre, Asmodée dans l’hallucination étouffée du désir patriarcale, de la jeune biche transpirant l’Eden des monts rauques du plaisir, la pomme rouge clinquante sur les plages fascinantes de la valse erratique ; il porte la colombe affolée aux neiges malhabiles, une secousse grésillant au cadavre de la fleur stupéfiée de froid. « C’est de ma faute si tu m’as vendu à un connard ? Tu sais ce que ça veut dire le mot violer ou faut que je te fasse un dessin ? » Toujours les mots barbares à sa gorge aride, des mots abondant du courage de vivre, les verbes crachin de terreur oubliée par les marquis éventrés, ces mots qui pourchasses l’hérédité de la paralysie. Sur ses lèvres bleutées, rêches de la sagesse provocante s’évadent les corolles de jasmin vulgaire. L’iris se déplie au torse de la cruauté, des envies palpables de planter le clou dans les pectoraux du pirate. « Tu me touches pas du tout sinon je te massacre, même si j’en meurs tu me toucheras pas ! »

La poigne pour la sixième porte de l’enfer toujours l’envie d’expulser à ses draps horrifiques, les draps du roi répugnant qu’elle affronte chétivement là, son être offert à la vue, à l’odeur, à la langue du mécréant qui renifle le met rare que représente la gamine débusquée un soir d’été dans les dédales d’un squat vide ; elle se souvient des rires gorgés de toux de ses citoyens, les poings montrés pour transformer, peinturer le monde d’une attention hargneuse, pour critiquer, juger les cérémonieux dans leur écrin d’or sublimé, pour s’exprimer aux plaines des voix cassées, l’aventurière, ses mèches jasant sur son front usé de la débrouillardise vécue. Un autre passage qu’elle pourrait se dire, une raison, une raison dans sa caboche noircie ; elle éprouve ce besoin de liberté la galerienne, la prostituée juvénile, celui de galoper dans les débris urbains, s’amuser parfois, le blocage des autres mais pas elle, elle qui combat à l’illusion de ses maigres moyens. Allongée sur le navire de la débauche royale, la paume à son cou de cygne effaré, des doigts qui s’échinent aux courbes de la nuque pour maintenir la victime dans la position dominante du vase dépoussiéré ; ses lèvres forment une grimace tristesse des yeux qui s’acoquinent aux sanglots discrets d’un ventre retourné par le présage d’un énième trajet des membres masculins à l’arbre certain de la jouissance musicale. Les ongles arrachés, des peaux de pluie tâchant les étoffes bougonnant, l’Eve essaie péniblement de retirer les serres de l’aigle gourmand, l’étouffante mélopée d’une tête qui batifole dans les limbes de l’évanouissement, le souffle saccadé pour permettre aux cristaux de phrases d’ébouillanter l’atmosphère saturée de stupre. « Je préfère que t’aille crever comme un chien galeux. » Rien de mieux que la répétition des expressions, Svana la rêveuse Svana dans les nébuleuses de ses songes aux classes mouvementées par les turbulents chenapans dont elle se foutait superbement.

Le colosse se défait à la chenille, le museau rosé par les ébats des fantasmes, elle se lève, chute sur la moquette, commande à ses membres de rester debout, encore un petit peu le temps de courir dans les couloirs mais avant, avant l’oreiller qu’elle tâte, les onyx qui scrutent les armes, encouragée à s’enfuir dans l’autre pièce, puis le manche plastique d’un instrument tueur, ce manche qu’elle attrape dans la panique sincère, elle vise le redoutable. Marie nue dévoilée au diable mangeur, l’arme à la paume béante que n’ébranle pas la menace du meurtre, c’est la loi affreuse de la jungle, les défunts alignés sur les quais embrumés de la survie des macchabés. Elle, elle a toujours l’envie grivoise de découvrir, de s’instruire avant le tambour de l’outrepassée condamnée. « Je peux t’accorder ton souhait s’tu veux. ». La balle qui rompt le silence apocalyptique dans le mur vient s’écraser, la volée des coups dans le charbon des ténèbres enfin le quiétude lourde de l’arme desséchée ; pas un météore à la masse du dieu.
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Mar 19 Mai - 11:54

Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom
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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ Violer. Le mot est connu, reconnu et sans aucune saveur. Il sait ce que c’est, il a assisté à ça, vu des gamines se faire prendre contre volonté et ça avant même d’en être l’auteur. Des frères malins, des diablotins qui s’offraient une gamine et elle passait entre les pattes des six. Lui, trop jeune, il observait les dégâts, notait les pleures. Une décadence certaine. Peut-être la raison pour son gout des gamines, elles qui ne peuvent se débattre, elles qui hurlent et se taisent tout aussi rapidement. Le viol, subir un autre, Valéry l’a manqué de peu en prison. Faux. Il ne veut pas se souvenir des premiers jours, des menaces et de l’autre qui déchire le corps. Mal de chien. Connard. Une lame à la gorge et il gagne la couronne, les garçons qui deviennent putains. Il connaît les deux faces. Le bourreau et la victime mais son sort n’est rien, juste un crachat, trois coups de reins et c’est terminé. « J’voudrais bien que tu me montres. On rejoue la scène ? » La maladie sur le bout de la langue, les déviances, le gout pour les petites et ces corps arqués sous ses paluches. Un besoin. Une nécessité sinon il devient dingue. Une maladie paraît-il. A ne pas pouvoir se passer d’un corps plus de deux jours.

A terre le colosse, à réfléchir à ce qui lui plairait le plus. Il n’est plus capable de rien, trop d’alcool dans les veines. Le rugissant s’épuiserait en deux minutes et retomberait piteux, sur le corps de lait. Non. C’est autre qu’il souhaite, les cuisses ouvertes, à l’acte que les autres refusent, mais c’est à l’envie de les entendre gémir, plutôt que pleurer. Les filles qu’il goute. S’en pourlèche les babines malicieuses. Egaré à ses pensées lubriques, il ne saisit pas que la cachette est devinée, perforée, que l’arme est saisie. Un rire et puis la peur, elle cavale, elle grouille en lui. Il se recule le fou, à ne pas souhaiter finir une balle dans la tête. C’est son jeu, son arme. La roulette russe qui ne lui a jamais offert ce qu’il désirait, et voilà que la mort se présente. Joli apparat, une gamine et le canon pointé en sa direction. C’est l’hésitation. A ne plus savoir ce qu’il souhaite, à ne plus désirer la tombe. « T’as intérêt de bien viser, j’veux pas crever en vingt minutes » Le premier cri qui s’échoue contre le mur, le second qui érafle le plancher et toutes les autres qui viennent ricocher contre des objets. Tout sauf lui. Les balles qu’elle disperse sans être capable de l’effleurer. Un constat. Une surprise en comprenant qu’il n’a pas été touché. Le rire devient puissance, maladie infernale. Il n’est plus capable de s’arrêter. D’un geste il est debout, à tituber mais Valéry a encore la force de se jeter sur la brebis, de l’emprisonner à ses paluches avides. L’arme qu’il arrache des doigts d’une méduse affamée de vengeance. Elle qu’il allonge au lit, elle sur qui il repose. Le poids à l’écraser. « Perdu… perdu. T’es pas foutue de savoir viser. T’as perdu ta chance. On fait quoi maintenant ? Tu vas dormir à la cave ? Ou je te jette dans les pattes de Dorian ? » Les murmures à l’oreille. Les mains s’évadent au corps, aux touchés violents, mordants. « Non… tu vas dormir ici, avec moi et si tu bouges, je t’attache comme les chiennes… compris ? » Le baiser claqué aux lèvres, la morsure imprimée. Il s’écarte de la petite.
 
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MessageSujet: Re: Marie ou Marilyn, peu m'importe ton nom (terminé)   Mar 19 Mai - 14:30

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Et la mélancolie, a l'heure où tout s'incline. Le vent des religions. Dis-moi quand ça finit. Le pouvoir et le sang, qui me poussent et m'attirent. Quand le coeur ne ressent que l'envie d'en finir ✻✻✻ L’éphémère beauté d’une abondance de saveurs promesses tenant à sa paume de vestale l’instrument du décès se fige devant le cadavre vivant de son effroi ; l’enfant tôt-venue dans les entrailles d’une mère juvénile reste épouvantée par les grêles de l’arme capricieuse, des pluies de fer venu s’imbriquer dans le mur de la chambre et le tonnerre de la duplicité de la miséricorde accordée à l’autre mafieux riant à sa gorge déployée. Les grêlons de ces meurtrières arrachée à l’étui du mouroir, les yeux qui s’offusquent de l’acte manqué, le vainqueur encore une fois, moqueur de la fée qui laisse couler le plastique, retenti sur le sol strié le gong de la mélancolie. Le lit doux soupire des débâcles étouffe la Lolita pleureuse, des perles translucides à ses joues brisées de tristesse, la tempête s’affole dans les océans d’émotions après la fin de l’action mouvementé les mots ricochent à ses lèvres gercées, mordues de sommeil ficelé. Lui il est sur elle, la poitrine délicate qui se soulève lentement, les jambes finement galbées, fuselées de cette peau tendre de bébé, des cheveux délassés sur les draps entortillés, elle pleure le deuil de sa virginité petite victime oppressée. Nue sous les gestes concupiscents du pédophile apprêté, le loup mordant les chairs endolories du gavroche replié, ses genoux à son menton, la chandelle éteinte d’un regard vide, elle épouse le linceul des draps, lâchée par l’envie du patriarche qui se recule à bâbord du matelas boursoufflé. « Je veux un pyjama et ma peluche. » Elle songe à cette excuse des rêves de couvrir le corps brimé, recouvrir la silhouette tremblante d’un tissu doucereux, les pas se font gracile sur le parquet, discrets sur les planches de ce bois usé, vers la chambre d’à côté elle fouille l’armoire des délices où les t-shirt se fiancent aux jeans troués, recyclés de nombreuses nymphes étoilées, la drogue à leur veine ébouillantée. Svana ne veut pas terminer comme ces figures dépréciée, comme ces astres altérés, les filles qu’elle voit au trottoir crasseux des semences de certains ; les visages flous par le dégout d’elle-même.

La peluche jolie dans ses bras, le coin du mur pour nid, elle s’allonge nomade sur la matière inconfortable, demain elle espère voir l’aurore de la fuite. Se relevant de cette idée, elle parcoure les vestiges de couloirs, jette un œil au bougre de malade qui, assoupi sur le torse ronfle goguenard ; l’oreiller offert pour la curiosité de l’effacement, c’est un ciseau qu’elle cherche vainement dans les tiroirs du bureau dérangé. La peluche éventrée pour permettre aux billets de passer, cinq cents euros le bruit de sa virginité enlevée. De l’argent qu’elle reprend des mains du malfrat, jamais elle ne lui permettrait de s’égosiller par ses traumatismes, égoïste implacable qui recoud le dos de l’ours déjà fortement démembré. « Je suis désolée, je devais cacher le trésor quelque part. Le temps de s’acheter un billet d’avion loin de lui tu comprends. Demain on est loin. » La petite qui repart vers l’antre nauséabonde d’un sommeil profond.
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